11.03.2022

État fébrile, tout savoir pour retrouver la forme naturellement. (2/5)

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Olivier Fayard, naturopathe à Antibes, nous explique les états fébriles et nous donne des clés pour retrouver du peps même en hiver !

Épisode 2 de la série “Faire face aux maladies hivernales naturellement“.

Pouvez-vous nous préciser ce qu’est un état fébrile ?

État fébrile, état grippal, “crève” sont quelques-uns des mots qui désignent cet état de fatigue dans lequel on peut être en hiver et qui peut être accompagné de maux de tête et/ou de fièvre. Il s’agit plus largement d’un signe d’épuisement physique et/ou mental de l’organisme, qui dure, qui s’installe et qui force sur les limites. À distinguer d’une dette de sommeil liée à une fête par exemple et qui peut être résolue facilement par une bonne nuit ou une sieste.

Comment adapter son alimentation en cas d’état fébrile ?

L’enjeu est de retrouver rapidement du tonus pour sortir de cet état fébrile. 3 aliments privilégiés me viennent en tête :

  • La vitamine C: adopter une alimentation riche en vitamine C de type goyave, poivron jaune, cassis (4 fois plus concentré en vitamine C que l’orange), thym, zeste de citron… Si l’état fébrile persiste, il est possible d’envisager un apport de compléments en vitamine C de bonne qualité (bien dosée et biodisponible). 
  • L’Extrait de Pépin de Pamplemousse (citrus paradisi) très intéressant en cure de 3 semaines pendant tout l’hiver. Il participe au bon fonctionnement du système immunitaire et à l’équilibre de la flore intestinale. 

Attention toutefois à bien consulter votre médecin au préalable, si vous êtes sous immunodépresseur, statine ou médicaments pour les troubles cardiaques car le pamplemousse peut interférer sur la bonne assimilation du médicament et en inhiber ou en minimiser l’action. 

  • Le Gingembre : stimulant du métabolisme qui permet notamment d’augmenter la température corporelle par le processus de thermogenèse. Il se consomme dans l’alimentation ou en infusion.

Existe-t-il des plantes ou des remèdes de phytothérapie pour traiter ces états fébriles ?

Un grand nombre de plantes (immunostimulantes, adaptogènes,…) participent au traitement d’un état fébrile. Elles se prennent en infusion ou sous forme de macérat et agissent sur différentes fonctions corporelles.

  • L’échinacée est une plante immunostimulante qui augmente la résistance du corps face aux infections notamment virales (grippe) et infections de la sphère ORL : sinusite, otite, rhinopharyngite etc). Elle se prend en décoction dès l’apparition des premiers signes, pendant une dizaine de jours maximum (et non de façon prolongée dans le temps).

Comment le consommer ?  Mélanger une demi cuillère à café de la plante séchée pour 25cl d’eau froide puis faire bouillir 2-3 minutes. Laisser infuser / couvrir 15 minutes et consommer tout au long de la journée.

Les précautions d’usage : l’échinacée est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes et contre-indiquée en cas de maladies évolutives (sclérose, diabète de type 1, MICI,…).

  • En gemmothérapie, le macérat de bourgeon de cassis est très apprécié pour son pouvoir adaptogène (équilibre métabolique) et le renforcement du système immunitaire.

Comment le consommer ? En dilution entre 5 à 15 gouttes dans un verre d’eau le matin. Il est recommandé de commencer à petite dose (5 jours) et d’augmenter jour après jour si le corps le supporte bien.

  • Pour soulager les maux de tête, la reine des prés (“l’ancêtre” de l’aspirine) est très efficace, tout en évitant les brûlures d’estomac. A prendre en infusion, en diluant 2 cuillères à soupe de plantes séchées dans 25cl d’eau bouillante, à consommer 3 fois par jour (à ne pas utiliser en cas d’allergie à l’aspirine). La grande camomille, avec ses vertus antispasmodiques et anti-inflammatoires, permet de décongestionner le sang pour soulager également les maux de tête (à prendre en infusion). A cet effet, il est également possible d’immerger ses avant-bras dans de l’eau chaude pour déplacer le flux sanguin de la tête vers les bras et décongestionner ainsi la sphère cérébrale.

Quelles huiles essentielles utiliser en cas d’états grippaux ?

Avant de détailler les huiles essentielles intéressantes, je rappelle que celles-ci sont des concentrés de composés aromatiques très puissants, qui sont déconseillés aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu’aux enfants de moins de 10 ans. 

Certaines huiles essentielles contiennent des molécules allergènes. Pour les personnes facilement allergiques, je vous conseille de tester le produit au préalable en versant deux gouttes d’huile essentielle au creux du coude pour voir si cela génère une réaction cutanée.

Si vous êtes sujet à une condition médicale particulière, parlez-en au préalable avec votre médecin traitant.

Huile essentielle de ravintsara

L’antiviral par excellence! L’huile essentielle de Ravintsara améliore l’immunité en stimulant les glandes surrénales. En cas d’état fébrile, elle est efficace en application directe sur le thorax et sous la plante des pieds. 

Conseil d’utilisation: mélanger 3 à 4 gouttes dans une huile végétale (amande douce,…) puis l’appliquer. Déconseillé aux sujets asthmatiques.

Huile essentielle d’épinette Noire

Tonique puissant, elle limite l’inflammation et redonne du tonus en cas de grande fatigue.

Conseil d’utilisation: mélanger 3 à 4 gouttes dans une huile végétale (amande douce,..) et appliquer le long de la colonne vertébrale.

Huile essentielle d’eucalyptus radiata

Antitussive, expectorante et immunostimulante, elle est parfaite pour les maux d’hiver et s’utilise aussi bien en application locale qu’en diffusion dans les pièces à vivre.

Conseil d’utilisation: mélanger 3 à 4 gouttes dans une huile végétale (amande douce,…) et appliquer sur la poitrine, le thorax et le haut du dos.

Huile essentielle de menthe poivrée

Ses vertus de vasoconstriction en font un allié idéal contre les maux de tête (décongestion et fluidification du flux sanguin). 

Conseil d’utilisation: mélanger 3 à 4 gouttes dans une huile végétale (amande douce,..) et masser en petits mouvements circulaires au niveau des tempes. Attention à ne pas en mettre dans les yeux!

Huile essentielle de gaulthérie

Elle joue le rôle d’antidouleur, en association avec la menthe poivrée, si le mal de tête est particulièrement important.

Conseil d’utilisation: mélanger 3 à 4 gouttes de chaque huile essentielle dans une huile végétale (amande douce,..) et masser par mouvements circulaires au niveau des tempes.

Comme souvent en naturopathie, il est important de tester et de trouver la ou les solutions qui vous correspondent. Tout est une affaire d’individualisation. L’éventail de solutions est large et permet bien souvent de trouver une alternative naturelle contre les fatigues, les maux de têtes ou les états fébriles. La naturopathie est absolument complémentaire de la médecine classique / allopathique et n’a en aucun cas vocation à la remplacer. N’hésitez pas à consulter votre médecin traitant en cas de problème intense ou qui persiste dans le temps!

Etat fébrile, comment les soulager naturellement ?

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